09 septembre 2006

Je risque d'en surprendre plusieurs

Il était 16h30, je venais de passer 2 heures à la bibliothèque municipal et je marchais en direction de chez nous.

Point.

Je dis point parce que c'est tout ce qui constituait ce magnifique 30 minutes! Ce genre de moment qui semble traverser le temps... ce genre de samedi après-midi pas trop beau, mais pas trop laid, avec comme une odeur de nature mélanger avec ce temps qui n'avance plus.

Je marchais aujourd'hui et je n'aurais pas été capable de vous dire si j'avais 21 ans ou 12 ans. Je marchais et je ne pensais à rien. Pas d'Iran dans ma tête, pas d'Université dans ma tête, pas de travail, rien... je marchais, ça sentait bon et il n'y avait rien qui brisait ma bulle.

Les samedis après-midi comme ça, personne ne sort. Alors les routes sont vides et on pourrait presque se demander pourquoi on a autant d'asphalte à gaspiller. Mais pourquoi y penser puisque rien ne nous dérange. Ça fait partie du décor, on remarque et on s'amuse,...

Point.

Ce qui risque de vous surprendre, c'est que c'est dans ces moments que j'adore ma ville: quand il ne se passe rien. J'ai extraordinairement besoin d'action la semaine mais ne rien faire du tout, sans aucun stress, la fin de semaine... c'est le paradis. J'aurais une maison de travail à Montréal et une maison de détente à Chicoutimi et je serais heureux.

Avoir une auto, je roulerais chez Raymond et Boucher, j'irais prendre un paquet de viande à fondu, et j'inviterais ma blonde, mon père, mon frère et leurs blondes respectives et on se ferait un souper arrosé de bon vin. Et je mettrai quelque chose au clair:

"Pas de chicane dans la cabane!"

Juste apprécier le moment présent parce que cela est bon.

Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas senti comme ça! Serein et calme! Rien de mieux après une tempête!

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