20 décembre 2006

Le Saguenay est un film chorale

J'ai vraiment pas de mémoire! En allant au Sushi shop à Chicoutimi, je m'apprête à payer quand un "on aime les sushis Steven?" à ma droite. Je continue à payer et là, ça fait:

*Ding* *Ding* *DING*

Y'a quelqu'un qui me call par mon nom? Je regarde et c'est une des rouleuses.

Moi: C'est à moi que tu parles?
Elle: T'es bien Steven Painchaud?
M: Oui! Mon Dieu... on se connaît?
E: J'ai été au primaire et au secondaire avec toi.
M: Gosh! Tu vas penser que je suis un monstre mais je te replace pas! T'aurais pas des indices?
E: J'étais dans tes cours d'anglais enrichis.

Parle un peu, mais elle me dit toujours pas son nom ou un signe distinct qui m'aurait permis de la replacer... Là, ça va vraiment bien: je suis l'exemple typique du monstre qui se souvient de personne.

Nous nous sommes quittés là dessus (sur son non-dévoilement) et depuis 4 heures cet après-midi, je ne l'ai toujours pas replacé! Quand j'ai déménagé de Chicoutimi à Boisbriand, on dirait que j'ai mis pas mal le décor régional dans le fond d'une boîte et je ne me souviens de plus grand monde...

Mais c'est dans ce genre de moment que je réalise que la région est vraiment petite. C'est l'fun et plate en même temps...

Fun parce que l'on sait toujours qu'on va trouver quelqu'un qu'on connaît quelque part.

Plate parce qu'on est jamais seul et si on cherche à être seul dans la foule... et bien la foule sera pas très anonyme!

Mais ce que je tenais à dire par mon titre, c'est qu'on relève souvent le caractère impossible des films chorales: ces films où des gens sans lien commun se croisent et vont vers une fin commune pour tous.

C'est ce qui fait le charme du Saguenay je crois.

1 commentaire:

XBudd a dit...

Bah, c'est criffement cool, des films chorales.

Ça me fait penser qu'il faudrait que j'écoute Magnolia.