17 mai 2007

Forcés d'écrire sur le sexe

J'étais dans mon dépanneur en train de ramasser ma paie quand j'ai vu la une du journal:
Après avoir lu l'article, je ne peux faire autrement que d'appuyer inconditionnellement la prof qui a remis cette punition!

Tout d'abord, l'article utilise pas le bon terme en disant "forcé d'écrire" mais devrait plutôt spécifier en premier que c'était une PUNITION.

Pourquoi c'étaient-ils mérités cette punition? Parce que ces enfants de 4ième année s'étaient moqués d'un autre enfant de 4ième année en disant que celui-ci faisait des fellations.


Le texte, que la professeur leur avait demandé d'écrire, consistait plutôt à demander aux enfants ce que fellation voulait dire et de dire où ils avaient entendus ce mot.

Bien sûr, les parents (qui pensent probablement que leurs rejetons ne chie que des roses) ont été renversés de voir qu'on posait de telles questions!

Là, c'est moi qui est renversé de voir une telle réaction des parents. Comment est-il possible de penser que la faute est au professeur dans tout ça? La seule chose qu'elle a voulu faire, c'était faire ce que les parents n'avaient pas fait au départ: donner une leçon à ces enfants sur le poids des mots.

Comment les parents ont-ils pu en venir à la conclusion qu'il était normal que ces enfants ait ces mots qui sortent de leur bouche? Probablement des parents qui travaillent 50 heures semaines pour arriver à payer leur vie trop occupés, avec des enfants à la clé au cou et qui s'éduque eux-mêmes avec les choses qui les entourent.

La faute est toujours aux choses qui entoure l'enfant et non plus aux parents. Y'a un problème? On va appeler les journaux et la télé pour se plaindre à voix haute!

J'en ai plein mon casque de cette attitude nombriliste. Là, j'imagine que toute la faute est sur les épaules de cette pauvre professeur victime de la situation.

J'appuie la professeur dans tout ça!

On se demande ensuite pourquoi il nous manque tant de professeur... on demande indirectement aux profs d'élever et d'éduquer les enfants. À la moindre gaffe ou divergence d'opinion avec les parents, c'est le couperet médiatique.

Source: Journal de Montréal

P.S.: Je me souviens avoir déjà utilisé un tel langage à la maison et j'avais eu à dire à mes parents où j'avais entendu ça et de décrire ce que je pensais cela voulait dire. Je ne suis pas mort pour autant?

P.P.S.: Qu'on me demande pas pourquoi je suis nihiliste...

3 commentaires:

Amélie a dit...

Wow, je suis tellement contente de me rendre compte que je ne suis pas la seule à penser ce que tu dis! Le prof a tellement bien agit! Je suis à 100% d'accord avec son geste! Il devrait envoyer les copies à la maison et montrer aux parents ! Pff

Anonyme a dit...

Les profs sont les doubles pilliés de notre société... Double parce qu'en plus de leur rôle traditionnel, ils sont appelés à faire le rôle de parent. Ca prend d'autant plus de courage que souvent, tout les blames vont aux professeurs. Les enfants n'aiment pas le prof, disent des menteries a leur parents qui vont défendre leur enfant. Qui dit vrai... Je crois qu'une société où l'enfant roi est omniprésent est très répulsive pour les professeurs.

Les professeurs faconnent les jeunes avec leur manières d'enseigner. S'ils sont mauvais, les résultats des enfants s'en trouvent affecter et leurs intérêts pour cette matière aussi...

On devrait prendre exemple sur les pays de la scandinavie où les professeurs sont des gens importants pour le pays. Ici, les profs sont négligés et sous-payés(in my opinion).

-Alex

Renart L'éveillé a dit...

J'ai lu ça avant-hier soir et je peux avouer que je me suis senti ambigu sur la question, tellement l'article était mal foutu et le propos dirigé. J'étais assez fatigué (c'était après le travail).

En tout cas, je ne trouvais pas que ça méritait la une, cette historiette.

Je suis bien content d'avoir lu ton opinion là-dessus.