11 juin 2007

La face de la reine au Québec?

On commence à me prononcer prophète de la confédération?... je pensais à ça en remettant un 20$ à une cliente:

"Si on se sépare du Canada, le PQ utiliserait alors quand même la monnaie canadienne?

Le but de la séparation est de se séparer du Canada et de la reine et on continuerait à utiliser de la monnaie avec la face de la reine dessus?

Mais on imprimerait alors notre propre monnaie? Ça coûte cher se procurer la machinerie légale qui produit des billets non copiable... alors aucune économie en vue malgré le fait qu'on paierait qu'un impôt?"

J'attends toujours des réponses de souverainistes!

8 commentaires:

Averlok a dit...

Premièrement, quand tu dis "le PQ", tu devrais plutôt dire "les Québécois" car l'indépendance, si elle se fait, n'est pas l'affaire d'un parti mais bien d'une nation au complet.

Pour ce qui est de la monnaie, j'avoue que l'idée de conserver la monnais Canadienne m'embête un peu mais à ce moment, ne serait-il pas envisageable d'avoir une monnais commune ? Si on regarde l'Euro, elle est utilisée par plusieurs pays indépendant et tout semble bien fonctionner.

De plus, quand tu parles d'équipements légaux couteux à acheter vs. le fait de payer des impôts à un seul endroit, il ne faut pat oublier que, dans l'éventualité que des équipements sont achetés, un jour, ils vont être complêtements payés mais les impôts eux, vont continuer d'être collectés.

Steven Painchaud a dit...

Pour ce qui est de la monnaie, je suis plutôt contre un dollar uniformisé à l'amérique...

Je ne suis pas économiste mais de ce que je sais, l'avantage d'avoir sa monnaie, c'est de pouvoir contrôler son économie par la valeur de celle-ci.

En gros, s'il n'y a pas de jobs, tu descends la valeur de ton dollars par quelques jeux financiers et tu vends mieux à l'étranger et donc, produit plus.

Si notre dollar était américain, les US se foutrait un peu que ça aille bien ou pas et on devrait s'adapater à eux. Pareil si notre dollar était encore canadien.

En gros, il faut regarder ce qu'il s'est passé en Argentine quand ceux-ci se sont mis à la valeur américaine pour comprendre ce qu'il pourrait nous arriver.

Averlok a dit...

Je n'ai pas dit que c'était LA solution, mais bien une piste. Il serait intéressant, justement, d'avoir un avis d'un économiste ou quelqu'un du genre...

Renart L'éveillé a dit...

Bah, je m'en lave un peu les mains de cette question... Il y a assez d'économistes pour la retourner de tous bords tous côtés. L'économie n'est pas "la raison" qui fera qu'une majorité de québécois la voudra cette souveraineté. C'est un piège dans lequel sont tombés les souverainistes : tandis que la preuve que le Québec serait viable économiquement a été étayée, il faudrait revenir à d'autres questions. Celle de la mondialisation est assez importante : comment alors nous placer devant ce fait accompli et qui continuera de nous influencer? Il faut voir que la culture anglophone nous assaille de deux fronts : mondial et local. Reste à savoir si la majorité francophone est consciente de ça et si elle baissera les bras jusqu'à ce que son poids ne le fera plus...

Par contre, pour revenir à la monnaie, je pense qu'il y a assez d'argent qui sert à des conneries (comme de grossir la panse des grandes compagnies tandis qu'elles s'en mettent déjà plein les poches) que de s'offrir une monnaie québécoise, question de "voir" par un symbole usuel notre souveraineté, serait un bon point de départ. Si plus tard collectivement l'Amérique croit qu'une monnaie commune serait la chose à faire, soit!

Steven Painchaud a dit...

Cette fameuse preuve que l'indépendance du Québec serait viable économiquement a été prouvé par le PQ et non par des économistes juste, non?

C'est qu'à entendre le SPQ-Libre dire que tout irait bien le lendemain d'un référendum avec une Marois qui dit que ça ne se fera pas facilement, on voit que personne ne saurait comment réagir après un oui au référendum.

Les indépendantistes sont prêt à se séparer n'importe quand, coûte que coûte.

Ce sont les indécis qu'il faut convaincre. C'est pas avec nos propres comptables qu'on arrivera à convaincre tout le monde.

Et pour ce qui est de la culture anglophone qui nous envahit... si nous souhaitons l'indépendance de notre pays, il faut accepter l'indépendance des gens.

Ci ceux-ci veullent vivre à l'américaine, qui sommes-nous pour leur dire que c'est mal?

J'suis méchant à matin, hein? =P

Renart L'éveillé a dit...

Méchant? J'trouve pas!

La question n'est pas de savoir si c'est mal ou non (je ne crois pas que c'est mal : et tu as bien raison pour ce qui est de l'indépendance des gens). Mais la vraie question est de se laisser aller, amorphe, vers une mondialisation ou d'au moins affirmer notre différence par le levier souverainiste, le seul vraiment capable de marquer cette différence (ce n'est pas dans l'intérêt du Canada de la fêter par autre chose que des nananes qui ne se retrouveront pas dans la constitution ni dans les lois...).

Je ne ferai pas une grosse recherche là-dessus, mais il me semble qu'il n'y a pas que les économistes du PQ qui croient la souveraineté viable, sinon ça ne serait même pas un argument, il serait trop partisan. Je me trompe? Si l'économie canadienne n'est pas "A one" aujourd'hui, comment penser qu'un Québec souverain le serait à coup sûr? M. Marois est réaliste, il ne faut pas se raconter des menteries...

Steven Painchaud a dit...

Pour Marois, je suis d'accord avec son regard réaliste de la chose et c'est tant mieux. Seulement, la personne qu'elle est me rend la tâche de plus en plus difficile à l'appuyer...

Et pour ce qui est du laisser aller vers la culture américaine et du pouvoir que nous pourrions avoir devant la mondialisation...

Cessons de penser que nous sommes enfermés et battons nous pour nous identifier comme Québécois.

Oui, on le fait déjà mais pas assez à mon goût. Cessons de nous voir comme des opprimés et allons nous battre un peu pour cette culture!

Ce que je déteste le plus? La péréquation... on en reçoit plus que l'on en donne, nous rendant dépendant du Canada.

Entk... je dois retourner sur ce portfolio mais on continue la discussion!

Moko a dit...

C'est d'autant plus difficile de se battre pour affirmer notre culture dans un pays qui n'est pas le nôtre! Se dire Québécois alors que Québécois veut aussi dire Canadien. C'est comme se dire indépendant financièrement et vivre chez ses parents.