06 juin 2007

On nivèle encore par le bas

On dirait qu'on aime ça niveler par le bas au Québec. Après avoir enlever la possibilité à un enfant de doubler une année par peur de le brimer dans son intégrité, voilà qu'un comité propose qu'on ne regarde plus les fautes dans l'épreuve uniforme de français.Non non, ce ne sont pas des farces... le professeur de français Richard Berger propose dans un rapport qu'on regarde le niveau de langue plutôt que les fautes de français.

Fake j'pourrai ben parlez kom un omme inteligent et écrire kom ca et je réussirais mon épreuve uniforme de français. L'important étant plutôt axé sur les réussites plutôt que sur l'échec.

D'habitude, on fait couler quelqu'un qui commet plus de 30 fautes sur un texte de 900.

Même moi, qui ne me considère pas comme le meilleur en écriture, a réussi ce test! Y'a ben toujours des limites à toujours vouloir arrêter les échecs à l'école!

On apprend la vie dans une école. Si on apprend pas l'échec aux jeunes, quelle image de la vie ces jeunes auront-ils? Y'a pas juste des choses justes et bonnes dans la vie.

Y'a de l'inégalité, de l'injustice et des échecs partout. Faudrait bien qu'on arrête de couvrir nos enfants et leur montre un peu c'est quoi la vie, non?

5 commentaires:

Anonyme a dit...

Le but de ce cher monsieur n'est pas de niveler par le bas mais bien d'arrêter de corriger de manière punitive. Ça n'a aucun rapport avec arrêter de corriger les fautes de français dans l'épreuve uniforme.

C'était le sujet à Maisonneuve en direct et il a dit que son but c'était, par exemple, d'annuler la faute quand elles sont toutes pareil. Par exemple, si l'élève écrit le mot "école" avec deux "l" 15 fois dans le texte, ne pas lui "charger" 15 fautes mais bien juste une.

C'est ça qu'il voulait dire. Les gens ont aussi critiquer la validité des informations sur cyberpresse.ca

Steven Painchaud a dit...

Hum... c'est sûr que pénaliser 15 fois écolle au lieu d'une seule, c'est compréhensible.

Cependant, je reste figé dans mon opinion: cessons d'éviter de brimer les enfants et montrons leur la réalité.

Si je n'avais pas perdu 20% de ma note dû à la qualité de mon français (passant de 95% à 75%), je ne serais pas aujourd'hui en train d'essayer de m'aider.

Si on ne montre pas à quelqu'un qu'il est dans l'erreur, comment voulez-vous qu'il s'aide?

J'avoue que je me suis peut-être emporté à propos du nivèlement par le bas mais le principe reste:

La vie est dure et qu'il en soit ainsi.

Renart L'éveillé a dit...

La qualité du français semble de plus en plus en perte de vitesse, la complaisance n'est pas la bonne solution.

Et l'idée de la comptabilisation d'une faute au lieu de plusieurs est très logique.

Mais c'est bien le seul compromis à faire avec les étudiants...

Amélie a dit...

Cessons d'adapter l'école à chacune des étapes de notre société. Le français et l'orthographe, si ça s'apprend à la dure, eh bien tant pis! Mais même moi aujourd'hui, j'en ai beaucoup perdu, et je m'en mords les doigts, tandis que les jeunes de la nouvelle génération, ils s'en fichent royalement! Ils ne sont pas sensibilisés !

Moïra a dit...

Ne croyez vous pas que rendu au Cégep, le monde devrait déjà savoir comment écrire? Ça s'apprend au secondaire des affaires comme les règles de grammaires. C'est au secondaire qu'on l'apprend! Sauf que de ce côté là, il y a des manques...a cause de la maudite réforme!

Donc les élèves se ramassent avec de grosses lacunes et rendu au Cégep c'est pire! C'est comme si on les avait passé de la première année à la cinquième.

Je suis un des enfants de la réforme. Jusqu'en sixième année j'avais appris que "le" était un article, arrivé en secondaire 1 ça s'appelle plus un article mais un déterminant.

Allez vous démêler la dedans après! Effacer 6 ans de connaissances pour les remplacer. Les plis étaient déjà pris!

L'EUF est difficile par qu'on a été mal formé. Le but n'est pas de lousser la vis mais bien de commencer à bien enseigner à nos jeunes le français dès le primaire. Que ça soit une priorité.

C'est fou comme c'est fréquent de dealer avec la résultante du problème plutôt qu'avec les sources. Elle est là l'erreur!