17 novembre 2007

Mario Dumont et son ADQ

Entrevue intéressante des Francs-Tirreurs sur Mario Dumont. L'entrevue manque un peu de jugement (de dire maintenant qu'on est pour ou contre Mario Dumont et qu'on se chicane plus à savoir si on est indépendant, c'est un peu fort) mais dans l'ensemble, c'est bien.

Mario Dumont dit à la presque fin de l'entrevue que beaucoup de monde allait le voir en lui demandant "Quand est-ce vous allez mettre en action votre programme là!"...

Je serais curieux de savoir combien de personnes votant ADQ sont vraiment au courant de comment ça marche à Québec... je ne dis pas que tous les membres de l'ADQ sont ainsi. Il y a probablement autant de monde libéral et péquiste (peut-être même l'auteur de ce texte) qui en a une vague idée... mais je serais curieux de savoir.

Une autre chose qui me passe à travers la tête: si par malheur, un accident arrivait à Mario Dumont... est-ce que l'ADQ sombrerait dans l'oubli ou bien une relève se présenterait?

Marketeux en moi: Dumont devrait arrêter de toujours faire le "Moi! Moi! Je veux aller au micro!" et devrait laisser son équipe faire des annonces, faire des déclarations plus officielles.

Des élections pourraient avoir lieu bientôt et on connaît à peine Gilles Taillon (que je connaissais parce qu'il avait été nommé dans Libérez nous des libéraux de Loco Locass).

Un bon leader laisse la place à ses élites et fait en sorte que tout le monde soit responsable. Si aucun prend vraiment la parole, est-ce à croire qu'à part Dumont, y'a vraiment personne d'autre dans le parti?

Sur ce, une autre magnifique caricature de Chapleau sur cet adéquiste qui se serait manifesté comme fédéraliste!"Si j'ai levé la main, c'est pas parce que chu fédéraliste, c'est que j'avais envie de pipi"

4 commentaires:

Anonyme a dit...

C'est certains que c'est pas tout le monde qui saisi les détails de la politique puisque c'est ennuyeux et pas nécessairement clair. Par exemple, je connais quelqu'un qui n'est pas capable de comprendre que libéraux provinciaux et fédéraux, c'est pas les mêmes personnes....

-Alex

Patrick a dit...

Bien que je sois adéquiste (ce m'amène à ne pas être neutre dans ce dossier!), je crois qu'il faut laisser la chance au coureur. Dumont a passé huit ans à être le seul représentant de l'ADQ à l'Assemblée nationale, et les députés élus lors des partielles de 2002 et des élections générales de 2003 n'étaient pas à proprement parler des candidats vedettes ou ministrables. Nénmoins, avec l'équipe qu'il a maintenant, il devrait délégué un peu les tâches. Mais je comprends Dumont d'être craintif face à ce choix: quand on a travaillé aussi longtemps pour se rendre où il est maintenant, on ne veut pas que tout soit bousillé à cause des commentaires d'un député novice en politique! Mais progresivement, il finira par étendre son leadership à ses collaborateurs, incluant M. Taillon, qui a été président du Conseil du patronat et de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

Si quelqu'un devrait s'inquiéter de son leadership, ce serait plutôt Jean Charest. Pas vrai, Steven? :-P

Steven Painchaud a dit...

Il me semble que ça fait un ti-bout qu'on a pas entendu parler négativement de Jean Charest... surtout que je crois que les sondages lui sont toujours aussi favorable (entk, pour ce qui est du parti)?

Mais pour l'instant, si des élections avaient lieu demain, je crois qu'on retournerait avec le même gouvernement.

-Marois = vieux PQ qu'on avait mis dehors en 2003;;
-Dumont = pas fait encore ses preuves et on connaît pas le parti;
-Charest = moins pire des trois.

C'est bien beau qu'il ait été seul à représenter son parti pendant presque 10 ans mais c'est le temps lègue un peu.

Je comprend qu'il a peur de perdre des points dû à des députés sans expérience mais il n'avait qu'à mieux les choisir?

Patrick Lemieux a dit...

En fait, un chef de parti n'a pas tant d'influence sur le choix des candidats, somme dans certains cas où la direction d'un parti parachute un candidat vedette dans une circonscription. Généralement, ce sont les associations de circonscription qui organisent des investitures, et donc à peu près n'importe qui peut se présenter, surtout si, dans le cas de 2007, beaucoup étaient des "poteaux" qui s'attendaient à ne pas l'emporter.