11 décembre 2007

Le financement du cinéma québécois doit se réinventer

Aujourd'hui, deux articles de Cyberpresse qui attire mon attention.

Le cinéma québécois dépendant de l'État et L'âge des ténèbres arrive deuxième au box-office.

Je regarde ça et alors, je commence à en avoir marre de ce journalisme chercheur de potins, scandales et unes.

Tout d'abord, le cinéma québécois dépendant de l'État... l'article "découvre" que sur les 75 millions injectés dans le cinéma québécois par le gouvernement, seulement 19 millions ont été rapportés en box-office. Si on rajoute environ 10 millions pour les ventes en DVD, le gouvernement a à peine un retour de 40% de son investissement.

Mais ce que l'article ne considère pas, c'est que ce sont des milliers d'emplois avec des salariés syndiqués qui dépensent leur argent dans d'autres sphères d'économies du Québec. Alors ce n'est pas seulement des films que le gouvernement investit mais dans l'économie québécoise au complet.

Par la suite, la performance "mitigé" de l'Âge des Ténèbres qui, avec ses 280 000 de recettes en une fin de semaine, arrive deuxième loin derrière The Golden compass avec 620 000$.

Encore là, l'article nous présente des chiffres (3436$ de revenu par salle pour l'AdT tandis que les Invasions Barbares était dans les 4777$ par salle) sans plus d'explications (c'est quoi la moyenne?). Si on était que pour se fier au revenus par salle, il faudrait croire alors que La Neuvaine était un grand succès avec ses 8000$ de revenus par salles (mais en bon journaliste, je ne vous dirais pas que le film était projeté dans 10 fois moins de salles).

Malheureusement, ces articles mal dépouillés donnent des arguments aux adéquistes et conservateurs de ce monde qui ne cherchent qu'à couper dans le cinéma québécois.

Je suis d'accord sur le fait que le cinéma québécois est dépendant du gouvernement... Mais au lieu de couper, il faudrait plutôt encourager l'investissement de capitaux extérieur au domaine cinématographique par des mesures économiques gouvernementales.

Cela empêcherait ainsi d'avoir des placements de produits dans des films semi-indépendants (genre une pub de Croteau dans C.R.A.Z.Y., ça serait poche) tout en ayant un cinéma nationale bien investit.

Pourquoi ne pas donner la chance aux entreprises et individus de faire des "dons" à un fond cinématographique québécois en échange de possibilités de retour non-imposable d'impôt?

Malheureusement, le cinéma québécois reste dans son inconfort habituel et crie haut au lieu de chercher des solutions plus viables. À quand un gouvernement qui poussera des solutions plus intelligentes que des coupures aveugles?

P.S.: Cette publicité fut approuvé par Steven Painchaud pour le poste de ministre de la culture de l'ADQ... c'est pas comme si la compétition était grosse! =P

P.P.S.: SARCASME le P.S., ok?

2 commentaires:

Anonyme a dit...

C'est drole que l'ADQ veulent bien intégrer les immigrants mais ne veulent pas de cinéma québecois. C'est comme dire vivez dans la culture québecoise sans que cette culture existe...

-Alex

gaétan a dit...

Parlant de cinéma j'ai revu crazy hier à tva.
Suffit de lire le premier paragraphe du journaliste Girard pour comprendre la direction qu'il donnera à son article.