06 décembre 2008

Yvon Deschamps: POUR la loi sur la clarté référendaire

Cet article de Marc Cassivi risque de faire du bruit puisque il est d'accord pour quelque chose de "tabou" au Québec.

Yvon Deschamps est POUR la loi sur la clarté référendaire
(à la fin de l'entrevue)

Cette fameuse loi que les politiciens souverainistes ont utilisés pour rendre machiavélique Stéphane Dion.

Stéphane Dion, un monstre? Pas si sûr. L'avez-vous regardé 2 minutes? Aussi, est-ce que quelqu'un ici est capable de m'expliquer la loi sur la clarté référendaire?

Il y a 2 mois, je me suis informé sur la loi sur la clarté référendaire et de mon humble avis, y'a rien de mal dedans:

-Le Québec ne peut pas se séparer sans un référendum et s'il en gagne un, le Canada devra écouter la population;
-Le Canada doit approuver la question référendaire pour ainsi s'assurer qu'elle est claire;
-Le référendum doit être gagné par une majorité convaincante;
-En cas de victoire, le Québec devrait alors présenter son plan de match sur 4 points: fonctionnement démocratique, les lois, son lien avec le fédéralisme et son respect des minorités;

Y'est où le mal dans tout ça?

OK, ça fait chier les souverainistes qui voudraient quitter la baraque au plus vite sans demander la permission MAIS on vit en démocratie et il faut agir de manière responsable.

Cette loi sur la clarté référendaire a été basée sur des réponses de la cour suprême à des questions de Stéphane Dion. Avant ces questions, personne ne s'était posé la question à savoir "comment ça fonctionnerait". J'avais même entendu dire que Jean Chrétien n'aurait même pas approuvé le résultat si ça avait été un oui en 1995.

Là, les balises sont mises et tant qu'à moi, elles sont justes:

-Une question floue qui laisse de l'ambiguïté, ça augmente la marge d'erreur;
-Renier et/ou maltraiter nos minorités serait devenir aussi pire que le Canada l'a été avec nous;
-Se séparer avec 50% +1, ça serait amener le Québec dans un état de chaos et de crise ÉNORMÉMENT PIRE que ce que nous vivons actuellement à Ottawa avec la crise sur la coalition.

Avant, on jouait au hockey sans trop savoir comment on pouvait faire un but: est-ce que faire trébucher le gardien de but puis rentrer la puck compte comme un but? La rentrer avec ses mains, ça marches-tu?

Maintenant, il y a des règles claires et définies. C'est à nous maintenant de jouer à l'intérieur des règles pour aller chercher ce que l'on veut.

"Je trouve que c'est parfait (la loi sur la clarté référendaire). Si on n'est pas capable d'être 60% à vouloir un pays, c'est qu'on ne le mérite pas. Soyons clairs."
-Yvon DeschampsP.S.: Maintenant, voyons voir le nombre de québécois qui diront haut et fort que Yvon Deschamps trahit le Québec!

Aussi, combien de vous penserons que je suis fédéraliste asteur? =P

8 commentaires:

Anonyme a dit...

Je suis d'accord avec Deschamps MAIS quel serait le pourcentage jugé acceptable par le Canada ?
60%, 66%, 75%,
J'ai bien peur que si un référendum nous donnait 59,76% pour le oui, Ottawa s'empresserait de dire : pas bon ! ça prend au moins 60%.
Si on obtient 69,42%, le Fédéral dirait : pas assez ! ça prend 70%...
Qui devrait déterminer, une fois pour toutes, quel est le pourcentage requis pour faire bouger Ottawa ?
Le Pape ? le Bon Dieu ? Jean Chrétien ? Guy A. Lepage ?
C'est ça la question qui tue....
Je suis d'accord que de gagner avec 50% plus 34 votes, c'est pas fort... Mais, pour accepter Terreneuve dans la grande famille canadienne, 52,3% fut considéré comme très suffisant !)
Peut-on se baser là-dessus ?
Moi, ça me va !

Garamond

Patrick Lemieux a dit...

Enfin un souverainiste qui a le courage de dire les choses telles qu'elles sont. C'est une chose de remporter un référendum à 66%, c'en est une autre de le faire à 50%+1 (surtout sur un enjeu aussi important).

Pour voir le détail de la loi: http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?pub=bill&doc=C-20&parl=36&ses=2&Language=F&File=16

Anonyme a dit...

Steven, tu demandes qu'est-ce qu'il y a de mal dans la loi sur la clarté? Pense-y un peu, selon la loi, c'est le CANADA qui décide si la question est clair ou non... Au nom du principe d'autodétermination des nations, c'est totalement impensable! Chaque nation devrait pouvoir prendre en main sa destiné elle-même sans avoir un grand frère qui rouspète par dessus son épaule.

J'espère juste que t'as écrit ça pour me chagriner plus que parce que tu y crois vraiment -_-

-Alex

Steven Painchaud a dit...

@Garamond: Je pense que le PM du Québec qui déclencherait un référendum sans même savoir c'est quoi le pourcentage à atteindre mériterait de se faire questionner sur ses capacités à diriger un tel projet.

Si le pourcentage n'est pas établit avant même le référendum, vous pourrez être sûr que j'irai manifester avec tous les souverainistes pour le poucentage plancher.

@Alex: J'pense que tu stress un peu trop pour la question Alex. C'est sûr et certains que c'est juste pour pas avoir trop de termes techniques dans la question (oublie pas que la moyenne de mots que les gens connaissent est de 500!).

Comme j'viens de dire plus haut, si jamais la question proposé était constamment refusé par Ottawa, j'irais manifester aussi.

En gros, je suis "pour" dans la mesure où on a maintenant des termes clairs pour se séparer.

Je pense que c'est beaucoup mieux prendre sa destinée en main que d'avoir de quoi de plus défini que "on se sépare, point!".

Anonyme a dit...

Le Fédéral aimerait voir ce genre de question:
Voulez-vous que la province entre l'Ontario et le NB se sépare du beau Canada et qu'on y crève de faim ? OUI ou NON

Voilà le danger de cette loi...

Garamond

Steven Painchaud a dit...

@Garamond: on exagère pas un peu ici là?

Vous souvenez vous de la question de 1995?

Elle parlait d'une entente signée le 15 juin 1995 entre trois partis et qui avait été envoyé par courrier à tout le monde.

La question venait indrectement avec une note de bas de page!

En gros, y'a moyen de formuler une question claire et précise sans tourner autour de 50 000 pots. Quand la réponse est "Oui ou non", y'a moyen alors de poser une question simple?

Et comme j'ai dit plus haut, si jamais ça devenait niaiseux de la part d'Ottawa, ça serait alors notre devoir d'aller manifester.

En gros: j'me sens pas coupable tant que je fais rien!

Si j'pose pas de questions stupides/incompréhensible, j'ai pas à me sentir intimidié par la question!

XBudd a dit...

C'est un beau débat théorique, mais de toute façon, c'est pas un peu mort, la souveraineté?

Steven Painchaud a dit...

J'avais lu quelque part (je crois un article de André Roy ou Patrick Lagacé) que depuis que Harper avait reconnu la nation Québécoise à Ottawa, l'appui à la souveraineté avait passé de 44% à 36%, dans ces coins là.

En gros, Harper nous a fait passer un lapin (parce que sérieusement, ça concède rien ce terme) et les gens ont mordus.